
Au lendemain d’affrontements sanglants au grand carrefour de Koumassi, le lundi 10 juin 2019, les forces de l’ordre et de sécurité ont établi un périmètre de sécurité afin de parer à toute éventualité, aux premières heures du mardi 11 juin. Mieux, elles ont déployé des moyens conséquents et dissuasifs avec des véhicules blindés de la brigade anti-émeutes (Bae).
En plus de la Bae, la gendarmerie a déployé des éléments des escadrons de Koumassi et d’Agban auxquels ont été associés les compagnies républicaines de sécurité (Crs), la Brigade anti criminalité (Bac), le centre de coordinations des décisions opérationnelles (Ccdo) et la police criminelle.
Cette traque d’émeutiers et semeurs de troubles au grand carrefour s’est soldée par l’arrestation de Touré Azoumana connu sous le sobriquet d’Omback sur les lieux de stationnement. Le « chef de la gare » de Koumassi a été surpris par des éléments de Police assimilés à ceux de la Police criminelle. Omback, selon nos sources a été déféré devant le parquet.
Un compagnon d’Omback, un certain Cheick âgé de 16 ans n’a pu survivre à ses blessures. Il a rendu l’âme, dans la soirée du lundi 10 juin 2019. Ayant reçu une balle d’une arme non encore déterminée, il a été évacué d’urgence au Chu de Treichville où il a succombé à ses blessures.
Le mardi 11 juin 2019, peu après 9h, un policier a été violemment fauché par un motocycliste qui n’a pas voulu s’arrêter, laissant croire à une action intentionnelle. Il a été rattrapé, plus tard, par plusieurs policiers lancés à ses trousses. Le policier dont le treillis était en lambeau a été pris en charge et le motocycliste a été violemment interpellé.
Jusqu’à 18h, le dispositif sécuritaire était encore maintenu par ces dizaines d’éléments de la gendarmerie et de la Police nationale.
Les stationnements des taxis intercommunaux ont été interdits aux endroits habituels. Ces wôrô-wôrô (taxis) ont dû longer le boulevard sur une centaine de mètres pour trouver de l’espace.
Cette situation de tension coïncide avec le déguerpissement suivi de démolition de plusieurs magasins et d’une église évangélique, dans les environs de ces lieux de stationnement. Le supermarché « Big Bazar » était également menacé de démolition. Les affrontements sanglants du lundi 10 juin s’ajoutent à ceux du lundi 3, mardi 4 juin 2019, occasionné par des jeunes et des enfants en conflits avec la loi, microbes en provenance du quartier terre Rouge en face de la mairie de Koumassi. Ceux-ci réclament des droits financiers sur les lieux de stationnement au grand carrefour.
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